Sainte Brigitte


LE 23 JUILLET LA FÊTE DE SAINTE BRIGITTE DE SUÈDE

Patronne des pèlerins

Renommée pour ses prophéties et ses révélations mystiques. Elle était consultée par les chefs d'État et les Papes réfugiés à Avignon.

Brigitte Birgersdotter, apparentée par sa mère à la famille royale de Suède, naît vers 1303, dans une famille de juristes qui tient des postes importants au sein de l’Église et de l’État. Mariée avant ses 15 ans, Brigitte met au monde huit enfants, ce qui ne l’empêche pas d’étudier le latin et la Bible et de se consacrer à des œuvres de charité.

En 1341, après la mort de leur fils cadet, Brigitte et son mari,
Ulf Gudmarsson, fidèles à une tradition familiale vieille de quatre générations, se rendent en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, traversant une Europe déchirée par la guerre de Cent ans et passant notamment par Cologne et Aix-en-Provence. Ce pèlerinage transforme la vie du couple et, après la mort de son mari, en 1344, Brigitte se consacre à une vie de pauvreté et de prière.

Brigitte voit le Christ en croix s'animer. Elle écrivait tout ce que le Christ lui disait. Il lui révélera les 15 Oraisons à réciter à chaque jour pendant un an. Elle bénéficia d'autres révélations célestes qui lui permirent d'écrire plusieurs ouvrages. Durant l’année sainte 1350, Brigitte fait un voyage à Rome tant pour recevoir la confirmation de l’ordre religieux qu’elle a fondé (l’ordre du Saint-Sauveur, selon la règle de saint Augustin) que pour essayer, sans succès, de persuader le pape de revenir de son exil à Avignon, ce que réalisera sainte Catherine de Sienne (sa fille) 27 ans plus tard.

En 1371, à l’âge de 68 ans, inspirée par une vision, Brigitte se met en route pour un pèlerinage en Terre Sainte avec quelques amis et membres de sa famille. Ce voyage est marqué par la mort de l’un de ses fils dans les bras de sa mère et manque de se terminer dans la tragédie avec le naufrage du bateau au large de Jaffa. Brigitte meurt peu après son retour à Rome, en 1373.
Canonisée en 1391, sainte Brigitte est la patronne des pèlerins ; avec sainte Catherine de Sienne et Edith Stein (sainte Thérèse Bénédicte de la Croix), elle est aussi patronne de l’Europe.


Comme il y avait fort longtemps que Sainte Brigitte désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour il lui apparut en disant :

 

« J’ai reçu en mon corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz quinze Pater Noster et quinze Ave Maria avec les oraisons suivantes (qu’il lui enseigna) pendant 1 an entier.

L’année étant achevée, vous aurez salué chacune des plaies. »

 

Notre Seigneur ajouta ensuite que quiconque dirait ces oraisons durant un an :

« Délivrera du Purgatoire quinze âmes de sa lignée, quinze justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en état de grâce et quinze pécheurs de sa même lignée seront convertis.

La personne qui les dira aura les premiers degrés de perfection et quinze jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps afin que par celui-ci, elle soit délivrée de la faim éternelle.

 Je lui donnerai mon précieux Sang à boire de peur qu’elle n’ait soif éternellement et, quinze jours avant sa mort, elle aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.

Je mettrai le signe de ma très victorieuse Croix devant elle, pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

Avant sa mort, je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère et recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles et, l’ayant menée jusque-là, je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que je ne ferai point à d’autres ne disant pas mes oraisons.

 Celui qui dira ces oraisons est assuré d’être joint au suprême chœur des Anges et quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais mais seront stables et dureront à perpétuité. Là où sont et seront dites ces oraisons, Dieu est présent avec sa grâce. »


PREMIÈRE ORAISON


PATER, AVE


O Jésus Christ, douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l’instant de votre conception et surtout dans le temps de votre Sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l’avez témoigné vous-même, disant : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ».

Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps suave avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, arrêté par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision, qu’on vous a voilé les yeux et la face, qu’on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d’épines, qu’on vous a mis un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne, vous avez été déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une sincère et entière confession, une juste pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

DEUXIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus, vraie liberté des Anges, paradis de délices, ayez mémoire de l’horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis, visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.

 

TROISIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut contenir ni limiter, vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très Sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner crainte et amour envers vous. Ainsi soit-il.

 

QUATRIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Céleste médecin, élevé en Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n’était sans tourment ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : «  Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. » Par cette grande miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

 

 

 

CINQUIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre Sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous avez manifestée envers le bon larron, lui disant : « Tu seras aujourd’hui avec moi en Paradis », je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort, vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.

 

SIXIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Roi aimable et si désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue, quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé sur la Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de Saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l’agonie et que vous avez recommandés l’un à l’autre en disant : « Femme, voila ton Fils ! » et à Saint Jean :  « Voila ta Mère ! » Je vous supplie, ô mon Sauveur par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre Sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m’assister dans mes épreuves, surtout à l’heure de la mort. Ainsi soit-il.

 

SEPTIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Fontaine inépuisable de compassion qui par une profonde affection d’amour avez dit sur la Croix : « J’ai soif ! » mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d’exalter le désir de mon cœur de tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d’éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

 

HUITIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Douceur des cœurs, suavité des esprits, par l’amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l’amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang précieux pendant la vie et à l’heure de la mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.

 

NEUVIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Vertu royale, joie de l’esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque, plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté et outragé par les hommes, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.

 

DIXIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et aisée par ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.

 

ONZIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Abîme très profond de miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos plaies qui ont pénétré jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.

 

DOUZIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre Sang adorable ! O grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l’amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu’auriez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur afin que j’y lise sans cesse vos douleurs et votre amour. Que par le fidèle souvenir de votre passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

TREIZIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus ! Lion de Juda, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant : « Tout est consommé ! » Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé.

 

QUATORZIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus, Fils unique du Père, Splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l’humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : « Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains ! » Puis, votre corps déchiré, votre cœur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse mort, je vous conjure, ô Roi des Saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu’étant mort(e) au monde, je vive en vous seul. Recevez, je vous prie, à l’heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à vous. Ainsi soit-il.

 

QUINZIÈME ORAISON


PATER, AVE

 

O Jésus, vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l’abondante effusion de San que vous avez si généreusement répandue de votre Corps sacré comme le raisin sous le pressoir. De votre côté perforé d’un coup de lance par un soldat, vous avez donné du sang et de l’eau, de telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte, et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entrailles s’est tarie, la moelle de vos os s’est desséchée. Par cette amère Passion et par l’effusion de votre précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie. Ainsi soit-il.

 

 

 

PRIERE FINALE

 

O doux Jésus ! Blessez mon cœur afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour, nuit et jour, me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à vous ; que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation ; que ma conduite vous soit agréable, et que la fin de ma vie vous soit tellement louable qu’après ma mort, je puisse mériter votre Paradis et vous louer à jamais avec tous vos Saints. Ainsi soit-il.

 

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