Sainte Louise de Marillac (1591-1660)


Fêté le 15 Mars

 

Sa vie

  • Louise naît en 1591. Sa mère est demeurée inconnue. Son père Louis de Marillac, d’une grande famille originaire d’Auvergne, habite Paris. Il est veuf. Il reconnaît sa fille et dès sa naissance lui constitue une rente. Quand il se remarie, Louise a quatre ans. Elle est alors confiée au couvent royal des dominicaines, à Poissy, où elle retrouve une de ses tantes. Privée de la chaleur familiale dans sa petite enfance, Louise reçoit dans ce pensionnat de qualité une instruction très poussée et une culture classique, dans une ambiance religieuse authentiquement chrétienne.
    A cette forme de pauvreté cruelle, l’absence d’une vraie famille, s’ajoutent, quand elle a treize ans, l’épreuve  de la mort de son père et la rupture avec l’environnement auquel elle s’est attachée. En effet, devenue orpheline, Louise  est placée à Paris dans une modeste pension. Plus de confort, plus de vie facile. Louise entraîne ses compagnes à broder dentelles et lingerie pour aider leur logeuse à subsister. La pauvreté ? Tout de suite Louise y joint l’effective charité…
    La jeune fille lit beaucoup : la Bible dans son texte intégral, l’Imitation de Jésus-Christ, l’Introduction à la vie dévote, de saint François de Sales, qui vient de paraître et connaît un succès foudroyant. Elle exerce son art préféré, la peinture. Habitée par une foi profonde et exigeante, Louise pense à la vocation religieuse dans une des Congrégations les plus austères de son temps, les Capucines. Mais elle doit abandonner ce projet en raison d’une santé trop fragile. C’est pour elle un grand désarroi…
    Louise a 22 ans. Elle se sent bien seule. Elle s’interroge sur son avenir. C’est alors que sa parenté juge à propos de la marier. Un écuyer de bonne famille et de fortune honorable, secrétaire des Commandements de la reine mère, Marie de Médicis, est choisi.
    Bonheur, orages, lumière

    En 1613, Louise épouse donc en l’église Saint-Gervais, Antoine Le Gras. Avec son mariage, les ombres de sa naissance et de sa jeunesse se dissipent. Le jeune couple est porté par la faveur royale. Louise a son heure d’euphorie. Elle s’apprête à jouer un rôle mondain. Les Le Gras reçoivent dans leur Hôtel du Marais et fréquentent la Cour. Cette période de bonheur et d’éclat est illuminée par la naissance du petit Michel.
    Un premier orage dissipe bien des illusions : la reine mère est écartée du pouvoir et sa Cour dispersée. De plus, Louise est assaillie d’inquiétudes familiales. Son fils ne se développe pas tout à fait normalement, et ses neveux, devenus orphelins, lui sont à charge ; sa fortune en pâtit gravement. A ces difficultés vient s’ajouter la maladie de son mari. A partir de 1621, ce dernier souffre durement et devient difficile à vivre. C’est aussi pour Louise une rude croix. De semaine en semaine, en l’année 1623, ses tourments s’avivent ; elle sombre dans un état de désolation qui la mène jusqu’au désespoir, doutant même de l’immortalité de l’âme et de l’existence de Dieu.
    Tout change soudain en la fête de la Pentecôte. Ce jour là pendant la messe, en l’église Saint-Nicolas-des-Champs, Louise reçoit une illumination de l’Esprit-Saint : confirmée dans la certitude de la foi, elle comprend qu’un jour elle se consacrera à Dieu par des vœux pour le servir dans les pauvres et qu’elle vivra en communauté, hors le cloître ; elle reçoit aussi l’assurance que Dieu lui enverra un prêtre pour la guider dans sa mission. De là l’exceptionnelle dévotion qu’elle portera à l’Esprit de Dieu dont elle a expérimenté dans sa vie l’action lumineuse. Louise se fait désormais une patiente garde-malade au chevet de son mari qui meurt le 21 décembre 1625 dans la sérénité. Louise éprouve un grand chagrin de la mort de son époux.

    La rencontre

    Quelques mois auparavant, la Providence a mis sur le chemin de Louise un certain M. Vincent, en qui elle a reconnu le prêtre entrevu dans l’illumination de la Pentecôte. Cette rencontre est déterminante dans sa vie.
    Louise a 34 ans ; la voilà veuve maintenant avec son fils Michel à charge. Elle passe d’abord par une période d’incertitude et de désarroi. Presque ruinée, elle quitte son Hôtel du Marais en 1626 et se retire dans un petit appartement sur la paroisse St-Nicolas-du-Chardonnet, tout près du Collège des Bons Enfants où M. Vincent, devenu son conseiller spirituel, est installé avec sa nouvelle communauté de Prêtres de la Mission.
    Louise voudrait entreprendre quelque chose, mais elle ne sait pas quoi. Quant à M. Vincent, souvent absent pour la mission dans les campagnes, il lui manque, depuis la mort de Madame de Gondi en 1625, un soutien fidèle et efficace pour coordonner les Confréries de la Charité qu’il a fondées en 1617. Il voudrait transformer ces groupes isolés en une œuvre bien assise et durable sur un plan national. M. Vincent pressent en Louise Le Gras la collaboratrice idéale pour assumer ce rôle, mais il attend un signe de la Providence.
    En 1629, Louise décide de s’engager aux côtés de M. Vincent. Elle le lui écrit. Il approuve avec joie. La voilà donc parcourant les routes de France. Partout où elle passe, elle réunit les Dames de la Confrérie locale, les encourage, leur redonne confiance dans leur mission, confirme les règlements, apaise les rivalités. Elle fait le catéchisme aux enfants, donne des méthodes pour l’enseigner après son départ. Elle crée des écoles, nomme des institutrices. L’instruction fait partie, à ses yeux, de la charité. Ce rôle est la première tâche majeure de Louise. Elle-même fait partie en 1634 des Dames de la Charité de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Très vite, elle devient un modèle et une source.

    L’aventure

    Pendant quatre ans, Louise a visité les Confréries de Charité des environs de Paris, de Champagne, de Bourgogne. Elle a pris l’habitude d’agir et de décider. Enfin débarrassée du poids dont l’avaient accablée son enfance et sa jeunesse, Louise abandonne, de manière significative,  le nom de Le Gras et reprend celui de Marillac que son père lui a donné. C’est sous ce nom que l’Eglise l’a canonisée en 1934. A 40 ans, après un cheminement plein d’épreuves, Louise est  prête pour sa grande œuvre. Avec M. Vincent, elle va réaliser une grande nouveauté : l’alliance entre la vie de perfection du cloître et la vie active de charité.
    Depuis quelque temps, Louise et Vincent, devant les difficultés auxquelles sont confrontées les Dames des Confréries, voient  l’urgence de créer une Société formée de filles de la campagne habituées à tous les travaux. C’est alors qu’en 1630, se présente une jeune bergère de Suresnes, Marguerite Naseau, désireuse de se dévouer aux malades et aux pauvres. Confiée à Louise, elle se met à la tâche, bientôt rejointe par d’autres jeunes filles ; mais en février 1633, elle meurt  de la peste qu’elle a contractée en soignant un malade.
    Le 29 novembre 1633, Louise regroupe en une petite fraternité spirituelle ses quatre premières filles. M. Vincent préside à ce grand jour. La Compagnie des Filles de la Charité est née. Louise assure leur formation spirituelle, morale, pratique ; elle les réunit pour les conférences données par M. Vincent. Mais Louise veut aller plus loin, elle brûle de se donner à Dieu totalement.
    Le 25 mars 1642, en la fête de l’Annonciation, Louise et quatre sœurs, durant la messe, prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance et du service des pauvres ; elles les renouvelleront chaque année. En 1646 la Compagnie des Filles de la Charité est reconnue par l’archevêque de Paris.

    La charité en action

     Pour Louise, l’amour de Dieu ne peut se limiter à une pure expérience spirituelle, il doit prendre corps dans une charité active auprès du prochain. En 1638, elle entreprend, à l’appel de Vincent, une lutte concrète contre le fléau de l’abandon des enfants ; tous deux s’y engagent totalement avec ce qui fait leur richesse et leur force, l’amour et l’esprit pratique.
    En effet, un ignoble trafic d’enfants abandonnés se développe  aux portes de Notre-Dame. Saint Vincent se lance au secours de ces innocentes victimes et sainte Louise, émue par la souffrance de ces enfants privés de mère, se met à l’œuvre. Une maison est louée rue des Boulangers pour accueillir les orphelins. Tout le poids de cette nouvelle œuvre va reposer sur Louise. Affrontée seule aux mille détails de la vie quotidienne, elle fait face avec un don de l’organisation remarquable et un dévouement de tous les instants. Cette lourde charge ne l’empêche pas de s’investir dans un autre champ d’action : l’enseignement. Louise a le goût, la passion et l’art d’enseigner. Elle considère l’ignorance comme un état violent. A cette époque, de nombreuses écoles sont en train de naître, mais les enfants pauvres, surtout les filles, sont exclus de ce mouvement d’instruction. Louise va les prendre en charge. Pour leur éducation chrétienne, elle compose un catéchisme très simple pour aider ses Sœurs. Pour l’apprentissage de la lecture, elle recommande l’utilisation de tableaux pour y disposer les lettres de l’alphabet. La couture, la dentelle ne sont pas oubliées. Dans le même temps, Louise est sur d’autres fronts. Elle envoie  les Filles de la Charité dans les hôpitaux, visiter les galériens, s’occuper des vieillards, assister les populations victimes de la guerre, soigner les blessés sur les champs de bataille. Louise et ses Filles sont ouvertes à toutes les tâches, aussi variées que la misère aux multiples visages…

    Une âme de prière

     Entre Louise et Vincent, la collaboration intense et efficace qui s’est établie se double d’une confiance réciproque, enracinée dans leur foi profonde et la conscience d’avoir une mission commune. Ils partagent l’amour des pauvres et la recherche en toute chose de la volonté de Dieu. De plus, Louise sait gré à M. Vincent de l’aide qu’il lui apporte auprès de son fils Michel ; ce dernier se marie en 1650, sa fille s’appellera Louise-Renée. Louise est une âme éprise d’absolu, passionnée de vérité. C’est une intellectuelle et une artiste, une mystique.
    Grâce à sa grande culture humaniste et religieuse, elle assure des journées de récollection pour les Dames de la Charité. Elle parle bien et on aime l’entendre. Chaque jour davantage, la vie intérieure de Louise devient prière. Avec une conscience vive de l’amour de Dieu, elle porte une « grande tendresse et dévotion » à l’Eucharistie, cette « admirable invention ».
    Sa dévotion à l’Esprit-Saint qui a ouvert son âme à la lumière divine en 1623, se renforce d’année en année. « Nous devons laisser agir pleinement la grâce que l’Esprit-Saint veut répandre dans notre être pour nous disposer à faire la volonté de Dieu qui doit être notre seul désir ».
    Louise est animée d’un grand amour pour la Vierge Marie. « Je suis à vous, Sainte Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu ». Elle lui consacre la Compagnie lors d’un pèlerinage à Chartres en 1644. Elle souhaite que la Conception Immaculée de Marie soit reconnue et célébrée car « elle est l’unique pure créature qui ait toujours été agréable à Dieu ».

     

    En février 1660, la santé de Louise décline.
    Elle  reçoit dans la paix le sacrement des malades. Le 15 mars, lundi de la Passion, celle qui a été toute donnée à Dieu pour le service des pauvres, rend son âme à Dieu.

  • source ici

 

Patronages.

  • Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

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