Ô Yvonne-Aimée,
tant chérie de notre Seigneur Jésus,
du fond de ma petitesse et de mes faiblesses,
je m’adresse à toi qui as été comblée de tant de grâces
et de bénédictions par le Seigneur.
Daigne solliciter pour moi la grâce de
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si la Justice de Dieu le permet.
Ô Jésus Roi d’amour,
qui a inspiré à Ta Servante Yvonne-Aimée
une participation généreuse
à Ta tendresse infinie pour les âmes,
une ardente dévotion envers la Sainte Eucharistie,
une fidélité inébranlable à Ton service,
daigne, nous t’en supplions,
glorifier en elle tous Tes dons,
et m’accorder par son intercession,
la grâce que j’implore avec confiance
de Ta divine et miséricordieuse bonté.
Ô Toi,
qui vit et règne avec Dieu le Père
dans l’unité du Saint Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen
Ô mon Dieu,
ne me laisse pas succomber à la tentation
mais délivre moi du malin.
Ô Seigneur
écoute ma Prière
et que mes cris s’élèvent jusqu’à Toi.
Ô Jésus, Roi d’Amour,
j’ai confiance en Ta miséricordieuse bonté.
Religieuse – Mystique – Apôtre de la Miséricorde
Yvonne Beauvais, future Mère Yvonne‑Aimée, naît le 16 Juillet 1901 à Cossé‑en‑Champagne. Très jeune, elle manifeste une grande sensibilité spirituelle, un cœur compatissant et un amour profond pour Jésus.
En 1927, elle entre au monastère des Augustines Hospitalières de Malestroit, où elle deviendra prieure puis supérieure générale. Sa vie est marquée par :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle cache des résistants, protège des fugitifs et sauve de nombreuses vies au péril de la sienne.
Elle meurt en 1951, laissant une trace lumineuse dans l’Église.
Visions – combats spirituels – bilocation – dons mystiques
Plusieurs témoignages rapportent que Mère Yvonne‑Aimée a connu, comme d’autres grands mystiques, des combats spirituels intenses.
La nuit, elle était parfois :
Les sœurs ont retrouvé :
Elle restait pourtant paisible, répétant l’invocation que Jésus lui avait donnée : « Ô Jésus, Roi d’Amour, j’ai confiance en Votre miséricordieuse bonté. »
Ces phénomènes ne l’effrayaient pas : elle les vivait comme une participation aux souffrances du Christ.
Plusieurs témoins dignes de foi — religieuses, médecins, visiteurs — ont affirmé avoir vu Mère Yvonne‑Aimée à deux endroits simultanément.
Exemples rapportés :
Ces phénomènes, reconnus dans la vie de plusieurs saints, sont appelés bilocation. Ils ne sont jamais recherchés : ils sont un don gratuit de Dieu, pour consoler ou secourir une âme.
Mère Yvonne‑Aimée a reçu :
C’est lors d’une de ces rencontres qu’elle reçut la célèbre invocation : « Ô Jésus, Roi d’Amour… »
Ces visions étaient toujours accompagnées :
Elle avait parfois connaissance :
Pendant la guerre, elle a sauvé plusieurs vies grâce à ces avertissements intérieurs.
De nombreuses personnes ont été :
Le procès de béatification de Mère Yvonne‑Aimée est ouvert en 1954, seulement trois ans après sa mort, tant sa réputation de sainteté est forte et les témoignages nombreux.
Mais le 1er juin 1960, le cardinal Alfredo Ottaviani, préfet du Saint‑Office, décide d’arrêter définitivement la procédure. Il ordonne :
Pourquoi ? Par crainte d’une « flambée d’illuminisme », c’est‑à‑dire d’un engouement mystique difficile à maîtriser, à une époque où l’Église se montre très prudente face aux phénomènes extraordinaires.
La cause reste donc gelée pendant plus de vingt ans.
Vers 1985, le cardinal Franjo Šeper, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, confie officiellement la cause à l’abbé René Laurentin, grand spécialiste des mystiques et des apparitions mariales.
Le futur pape Benoît XVI, alors cardinal Joseph Ratzinger, confirme personnellement l’autorisation de reprendre l’étude du dossier, sous la responsabilité du Père Laurentin.
Celui‑ci entreprend un travail immense :
Grâce à lui, la cause est réactivée et réexaminée avec sérieux.
Aujourd’hui, le travail est poursuivi par une équipe interdisciplinaire.
La procédure avance donc, lentement mais sûrement.
(selon les travaux du Père René Laurentin)
Le Père Laurentin interroge les Bollandistes, spécialistes mondiaux de l’hagiographie, sur l’existence de prédictions écrites avant leur réalisation.
Ils répondent :
« Nous n’en connaissons pas. »
Les prédictions d’Yvonne‑Aimée constituent donc un cas unique.
Par obéissance, elle écrit ce qu’elle reçoit intérieurement. Les expertises :
confirment que ces textes sont antérieurs aux faits.
Quelques exemples :
Elle écrivait ces choses en tremblant, humiliée, ne comprenant pas ce qu’elle notait. Elle disait :
« Je n’y comprends rien. »
Cela correspond exactement à la nature des vraies prophéties, y compris bibliques : le prophète transmet ce qu’il reçoit, sans forcément en saisir le sens.
Ces prédictions ne sont pas des performances. Elles ont un rôle spirituel :
Jésus lui dit un jour que la guerre mondiale avait été « abrégée » grâce à l’offrande qu’elle avait faite de sa vie.
