Fêtée le 11 août
Vierge et martyre – Protectrice des causes désespérées – Secours des malades et des enfants
Sainte Philomène resta totalement inconnue pendant quinze siècles. Mais en 1802, lors de fouilles dans les catacombes de Sainte Priscille, à Rome, on découvrit une tombe parfaitement conservée.
Sur les tuiles scellées, on lisait :
PAX TECUM FILUMENA – « Philomène, la paix soit avec toi »
Autour de l’inscription figuraient des symboles de martyre :
ancre, flèches, palme, fouet.
Un petit vase taché de sang était placé près des reliques, signe traditionnel d’un martyre.Personne ne connaissait encore son histoire.
En 1832, une jeune religieuse, qui priait chaque jour devant une statue de la sainte, entendit une voix douce lui parler. Philomène lui révéla la date de son martyre : le 10 août, et lui demanda de la prier ce jour-là.
Quelques jours plus tard, alors que la religieuse était en prière, la petite voix reprit… Et Philomène lui raconta toute sa vie.
C’est ainsi que nous connaissons aujourd’hui son histoire.
« Je suis la fille d’un prince païen qui gouvernait un petit royaume de Grèce. Ma mère était aussi de sang royal.
Un médecin chrétien de Rome, voyant leur douleur de ne pas avoir d’enfant, leur parla de la foi chrétienne et leur promit qu’ils auraient un enfant s’ils se faisaient baptiser.
Dieu m’accorda la vie. Mes parents, fous de joie, m’appelèrent Lumena, “Lumière”. Le jour de mon baptême, je reçus le nom de Filumena, “Fille de Lumière”.
À treize ans, l’empereur Dioclétien me demanda en mariage. Je refusai : je m’étais donnée à Jésus-Christ pour toujours.
Jetée en prison, enchaînée, torturée, seule la prière me soutenait.
Dans mon cachot, la Sainte Vierge m’apparut. Elle m’annonça de grandes souffrances, mais aussi son aide maternelle. Elle laissa derrière elle un parfum céleste.
Dioclétien me fit flageller, puis jeter dans le Tibre avec une ancre autour du cou. Les anges coupèrent la corde et me déposèrent sur la rive.
Fou de rage, l’empereur ordonna à ses archers de me transpercer. Les flèches ricochèrent sans me blesser.
Accusant alors la magie, il ordonna ma décapitation. »
(Source : Les Saints méconnus, Laure Charpentier)
Au XIXe siècle, Sainte Philomène devint l’une des saintes les plus populaires. Le Curé d’Ars l’appelait « sa chère petite sainte ». Pauline Jaricot lui attribua sa guérison, et de nombreux malades témoignèrent de grâces reçues.
De nombreux récits rapportent des guérisons soudaines, des conversions profondes, des protections d’enfants et des secours dans les situations désespérées.
Sainte Philomène est représentée :
Pauline Jaricot, fondatrice du Rosaire Vivant, était mourante et paralysée, incapable de marcher. Elle fit un pèlerinage à Mugnano, auprès des reliques de Sainte Philomène. Au moment de la bénédiction avec la relique, elle se leva d’un bond et marcha seule. Cette guérison fut reconnue comme miraculeuse.
Saint Jean-Marie Vianney appelait Sainte Philomène « sa chère petite sainte » et disait : « Je n’ai jamais rien demandé à Sainte Philomène sans être exaucé. » De nombreux malades furent guéris à Ars après qu’il les eut confiés à son intercession.
Un petit garçon, agonisant, fut porté devant les reliques de Sainte Philomène à Mugnano. À peine eut-on touché son front avec la relique qu’il ouvrit les yeux, respira normalement et se mit à parler. Les médecins parlèrent d’un retour à la vie inexplicable.
Une adolescente souffrait d’une grosse tumeur au cou, jugée inopérable. Sa mère fit une neuvaine à Sainte Philomène. Le dernier jour, la tumeur se résorba complètement et la jeune fille fut totalement guérie.
Un soldat italien, très dévot à Sainte Philomène, reçut une balle en pleine poitrine. La balle traversa son uniforme mais s’arrêta contre une médaille de Sainte Philomène qu’il portait. Il sortit indemne.
Une femme, stérile depuis de nombreuses années, pria Sainte Philomène avec confiance. Quelques mois plus tard, elle donna naissance à une petite fille qu’elle appela Philomène, en action de grâce.
Un homme paralysé depuis des années fut touché par une relique de Sainte Philomène. Il se leva immédiatement et marcha sans aide, sous le regard stupéfait des témoins, qui parlèrent d’un miracle éclatant.
