Triomphe de la lumière – Victoire du Christ – 14 septembre
La fête de la Croix Glorieuse célèbre la découverte de la vraie Croix par sainte Hélène au IVᵉ siècle, puis son exaltation à Jérusalem lors de la dédicace de la basilique du Saint‑Sépulcre.
Elle rappelle aussi la restitution de la Croix à Jérusalem en 629, après qu’elle eut été capturée par les Perses. L’empereur Héraclius la rapporta en procession, pieds nus, en signe d’humilité.
La Croix Glorieuse n’est pas la Croix de la souffrance seule : c’est la Croix victorieuse, celle qui a vaincu la mort.
Elle nous révèle :
Pour les chrétiens, la Croix n’est pas un échec : elle est le trône de la gloire du Christ.
La Croix Glorieuse est souvent représentée :
Elle n’est jamais sombre : elle rayonne, car elle est la Croix de la Résurrection.
Depuis les premiers siècles, les fidèles invoquent la Croix pour :
Elle est le signe par excellence de l’amour qui sauve.
Prière devant la Croix Glorieuse
“Seigneur Jésus, me voici devant ta Croix Glorieuse.
Que sa contemplation me convertisse.
Que se réalise pour moi ta Parole :
« Elevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ».
Près de ta Croix se tenait Marie.
Tu lui dis : « Femme, voici ton fils. »
Elle ne s’enferme pas sur son immense douleur.
Aussitôt elle acquiesce et collabore librement avec toi au salut du monde.
Elle offre la souffrance de son cœur « transpercé par une épée »
et devient alors la mère de tous les hommes.
Merci de nous dire « Voici ta mère » en cette heure-là !
Tu meurs dans les plus grandes souffrances.
Tu es l’Innocent, victime de la violence absolue.
Tes paroles prennent alors une force extraordinaire :
« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! ».
Pas le moindre sentiment mauvais en toi face à la pire des injustices !
Ta Miséricorde infinie trouve même des excuses à tes bourreaux.
Merci pour ton pardon sans mesure !
Tu connais une terrible détresse :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Un déchirement intérieur indescriptible t’habite :
en effet, sans cesser d’être parfaitement un avec ton Père,
tu portes le péché du monde, ce péché qui sépare de Dieu !
Merci de nous délivrer du mal en le prenant sur toi quoi qu’il t’en coûte !
Parce que tu consens à la solitude la plus extrême
et que tu sembles même abandonné de Dieu,
tu peux promettre le bonheur de la Communion au bon larron :
« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ! ».
Quel échange stupéfiant !
Merci d’ouvrir le royaume de l’amour à ceux qui en étaient irrémédiablement
exclus !
C’est pour toi une joie indicible
que de faire entrer dans ta lumière le malfaiteur repenti.
Pourtant tu t’écries : « J’ai soif ! »
car tu es venu pour tous les hommes.
Tu ne veux pas qu’un seul se perde.
Alors ton Cœur mendie une réponse d’amour de chacun d’eux.
Merci pour ton ardent désir du Salut de tous !
La mission que le Père t’a confiée est remplie.
Tu es venu de Lui et tu retournes auprès de Lui.
« Père, entre tes mains, je remets mon esprit ! »
Rien ni personne ne peut ébranler ton union avec le Père,
ni le péché de la multitude qui t’écrase, ni l’Ennemi qui s’acharne.
Merci pour ton abandon filial sans condition !
Esprit-Saint, Tu aimes les tiens « jusqu’au bout ».
Tu livres ta vie, Tu la communiques en abondance en nous faisant renaître.
Nous n’avons plus rien à attendre : « Tout est accompli »
C’est en prononçant ces paroles que tu « remets l’esprit ».
Merci de répandre sur nous le souffle de l’Esprit de Vie !
Dans la mort même, Tu es encore à l’œuvre.
Un soldat ouvre ton Cœur d’un coup de lance :
«Aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau »
Le péché transperce ton Cœur et Tu répliques par un surcroît d’amour :
le sang de l’Eucharistie et l’eau du Baptême.
Merci de répondre au scandale du Mal par les sacrements !
Voilà ta Toute-Puissance :
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »
Et ta crucifixion, le péché le plus grave jamais commis par les hommes,
devient la source de la plus grande des bénédictions jamais reçue par eux :
le salut pour la multitude !
Merci de vaincre le Mal par la perfection de ton amour miséricordieux !
Désormais « tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu »,
même la souffrance des hommes que je te confie.
Avec le centurion qui était là en face de la Croix, je te dis :
« Vraiment tu es le Fils de Dieu ! »
Merci pour ta croix qui est bien la Croix Glorieuse !
Amen
