Fêté le 19 juin
Ermite de lumière – Réformateur – Maître de silence et de prière
Saint Romuald naît à Ravenne vers 951, dans une famille noble. Sa vie bascule lorsqu’il assiste au duel où son père tue un homme. Profondément bouleversé, il entre dans un monastère bénédictin pour chercher la paix.
Il y découvre la prière, le silence et l’ascèse, mais choisit bientôt la solitude. Il devient ermite, vivant dans la pauvreté, la prière et la contemplation.
Des disciples viennent à lui. Romuald les guide avec douceur et exigence, leur apprenant à chercher Dieu dans le silence du cœur.
Il fonde plusieurs ermitages, dont Camaldoli, berceau des Camaldules, un ordre alliant solitude et vie communautaire.
1. Sa conversion après le duel
La violence du duel ouvre en lui une brèche : il comprend que seule la lumière de Dieu peut guérir le cœur humain.
2. Ses années d’ermitage
Romuald vit dans une cabane de bois, priant des heures, jeûnant et méditant la Parole. Il découvre la joie intérieure et la liberté du cœur.
3. La fondation de Camaldoli
Il crée un lieu unique : ermitages pour la solitude, monastère pour la vie fraternelle, règle centrée sur la prière et la lumière.
4. Sa sagesse spirituelle
Romuald enseigne que la vraie paix vient de l’intérieur : « Entre dans ta cellule, et elle t’apprendra tout. »
Au cours d’un voyage, un événement malheureux se produisit… qui devint finalement une grâce. Le pape Jean Paul Ier raconte cette anecdote dans son ouvrage Humblement vôtre (Illustrissimi).
Selon la tradition, alors que Romedio revenait d’un pèlerinage à Rome, il s’arrêta pour se reposer avec ses deux compagnons, Abraham et David. Lorsque vint le moment de repartir, il demanda à David d’aller préparer le cheval. David revint affolé : un ours était en train de dévorer la monture du saint.
Romedio s’approcha de l’animal et lui parla avec une étonnante douceur :
« Ours, tu manges mon cheval. Je comprends que tu aies faim… mais je ne peux pas rentrer à pied. Il faudra donc que tu sois ma monture ! »
Il posa calmement la selle et le harnais sur l’ours, monta sur son dos comme s’il s’agissait d’un petit âne docile, et poursuivit ainsi sa route vers Trente.
À la fin de son récit, Jean Paul Ier ajoutait cette prière :
« Apprivoise-moi, Seigneur ! Que je ne reste pas aussi sauvage que cet ours ! »
Cette histoire nous rappelle que les petits malheurs ne sont pas toujours des obstacles : la bienveillance de Dieu peut transformer ce qui nous effraie en chemin de grâce. Il suffit de laisser Dieu apprivoiser notre cœur.
Saint Romuald est un maître de :
Saint Romuald,
toi qui as trouvé Dieu dans le silence,
viens apaiser nos cœurs agités.
Toi qui as marché dans la solitude
avec la lumière du Christ pour guide,
éclaire nos choix,
fortifie notre prière,
libère-nous de ce qui nous éloigne de Dieu.
Donne-nous la paix intérieure,
la pureté du cœur,
et la joie simple de ceux qui vivent dans la vérité.
Amen.
