
Fêté le : 21 octobre
Béatification : 9 mars 1999, Rome, par Saint Jean‑Paul II
Nicolas Barré naît à Amiens le 21 octobre 1621. Très jeune, il est frappé par la pauvreté qui touche les familles des villes et des campagnes.
Il entre dans l’Ordre des Minimes, où il devient prêtre. Son cœur est profondément marqué par la misère matérielle et spirituelle des enfants pauvres, en particulier des jeunes filles privées d’éducation.
Son intuition : l’éducation chrétienne peut transformer une vie et relever une famille entière.
À Rouen, puis à Paris, Nicolas Barré commence à réunir des enfants pour leur offrir une instruction gratuite. Il est aidé par quelques jeunes femmes généreuses, qui deviendront les premières Sœurs de l’Enfant Jésus.
Leur mission :
Deux familles religieuses naîtront de son œuvre :
Nicolas Barré est aussi un conseiller spirituel recherché. Sa vision éducative et sa pédagogie inspireront profondément Jean‑Baptiste de La Salle, futur fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes.
Il enseigne que l’éducation doit être :
Nicolas Barré meurt à Paris le 31 mai 1686. Son œuvre se répand dans toute la France et au-delà, portée par les communautés qu’il a fondées.
Aujourd’hui encore, ses sœurs poursuivent sa mission d’éducation, de formation et de soutien aux plus fragiles.
En vue de la canonisation, bien vouloir communiquer les grâces obtenues à :
Sœurs Enfant Jésus Providence de Rouen
76240 MESNIL ESNARD
ou Sœurs Enfant Jésus Nicolas Barré
83, rue Sèves
75006 PARIS
Le bienheureux Nicolas Barré (1621-1686) : il obtient une guérison 303 ans après sa naissance au ciel
En 1989, une religieuse de l’Institut des Sœurs de l’Enfant-Jésus, fondé au XVIIe siècle par le père Nicolas Barré, perd espoir : une maladie neuro-dégénérative l’accable depuis 17 ans.
Clouée sur un fauteuil roulant, son corps ne répond plus. Ses muscles s’atrophient.
« J’étais au fil des jours devenue quasiment grabataire », confie l’intéressée.
A cette époque, l’ensemble de sa congrégation connaît son état. La communauté de Madagascar l’apprend à son tour. Les religieuses malgaches se mettent alors à prier leur fondateur commun, Nicolas Barré, en disant chaque jour une prière composée par une sœur française, missionnaire à Madagascar, demandant ma guérison. Elles furent exaucées le 8 décembre 1989.
Le 8 décembre 1989, vers neuf heures du matin, la malade ressent des fourmillements inhabituels dans les deux jambes, la gauche étant paralysée et insensible depuis trois ans.
Puis « une grosse chaleur m’a envahie. Je me suis retournée dans mon lit, chose que je ne pouvais pas faire une seconde avant, puis je me suis assise au bord du lit et j’ai senti la force de me mettre debout. Cela faisait 5 ans que je n’avais pas mis un pied par terre ! Puis, j’ai monté les trois étages de la maison sans aucun problème », poursuit-elle.
Cette guérison miraculeuse a été reconnue par la congrégation pour les causes des saints en avril 1997 et, de ce fait, la béatification de Nicolas Barré a pu être célébrée par saint Jean-Paul II le 9 mars 1999.
Source : d’après Dominique Sabourdin-Perrin, Nicolas Barré. Un Minime au Grand Siècle, Paris, Salvator, 2018
