Vierge – Mystique – Stigmatisée – “L’Ange de la Souffrance” Fêtée le 11 avril
Gemma Galgani naît le 12 mars 1878 à Camigliano, près de Lucques (Italie). Sa mère, atteinte de tuberculose, consacre ses enfants au Seigneur et veille à éveiller en eux l’amour de Dieu.
Très jeune, Gemma montre :
une intelligence vive,
une grande douceur,
un attrait profond pour la prière,
une sensibilité spirituelle exceptionnelle.
À cinq ans, elle lit déjà l’office de la Sainte Vierge avec ferveur. À huit ans, elle perd sa mère : une blessure immense qui la rapproche encore davantage du Christ.
Son plus ardent désir est de communier. Voyant qu’elle dépérit de tristesse, son confesseur lui accorde une permission exceptionnelle. La communion devient pour elle :
sa force,
sa joie,
son refuge.
Elle décide alors de vivre en présence de Dieu à chaque instant.
La tuberculose, qui a déjà emporté sa mère, son frère et son père, atteint Gemma à 20 ans. Orpheline, elle est recueillie par une famille amie, les Gianinni, qui l’aiment comme leur propre fille.
Elle mène une vie cachée, humble, entièrement tournée vers Dieu.
En mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l’Addolorata, celui-ci lui apparaît et la guérit miraculeusement.
Gemma veut alors réaliser son rêve : devenir religieuse passioniste. Mais sa santé fragile fait obstacle : elle est refusée.
Le 8 juin 1899, un vendredi, Gemma reçoit les stigmates du Christ :
plaies aux mains,
aux pieds,
au côté,
couronne d’épines,
sueur de sang.
Ces phénomènes se répètent chaque semaine, du jeudi soir au vendredi. Jésus lui dit :
« Apprends à souffrir, car la souffrance apprend à aimer. »
Gemma vit alors une union mystique intense : extases, ravissements, visions, mais aussi attaques violentes du démon, qui la frappe et tente de la décourager.
Elle offre tout en réparation pour les péchés, en particulier ceux commis par les prêtres.
Gemma apprend surnaturellement qu’avant d’entrer au Ciel, elle devra passer par un calvaire déchirant. Elle endure :
douleurs atroces,
fièvres,
épuisement,
tentations,
solitude intérieure.
Mais jamais sa patience ne faiblit. Elle s’offre comme victime d’holocauste, unie au Sacré‑Cœur.
Elle meurt le 11 avril 1903, à 25 ans, un Samedi Saint, dans une paix lumineuse.
Béatifiée par Pie XI le 14 mai 1933
Canonisée par Pie XII le 2 mai 1940
Elle est aujourd’hui l’une des grandes mystiques du XIXᵉ siècle, souvent appelée :
“L’Ange de Lucques”
“La Fille de la Passion”
“L’Ange de la Souffrance”
On invoque Sainte Gemma pour obtenir :
la grâce de la pureté,
la force dans les épreuves,
la guérison des blessures intérieures,
la paix dans les tentations,
la protection contre les attaques spirituelles,
la fidélité dans la prière,
le courage d’aimer dans la souffrance.
Elle est une puissante intercessrice pour les jeunes, les âmes tourmentées et ceux qui cherchent à vivre dans la vérité du cœur.
On peut :
allumer une veilleuse votive,
confier une tentation ou une épreuve,
demander la pureté du cœur et du regard,
offrir une souffrance en union avec la Passion,
réciter une prière quotidienne à Sainte Gemma.
Imprimatur - Fribourg, le 18 décembre 1978 - Jacques Richoz, Vic. gén.
