Fêté le 29 juillet
Évêque – Protecteur de la ville – Défenseur des innocents – Guérisseur
Saint Loup naît vers 383 en Bourgogne. Marié à sainte Piméniole, il mène une vie charitable avant d’entrer dans la vie monastique. Élu évêque de Troyes, il devient un pasteur humble, doux et profondément spirituel.
En 451, Attila et ses Huns envahissent la Gaule. La ville de Troyes est menacée.
Saint Loup, vêtu de ses ornements liturgiques, sort seul à la rencontre du chef barbare. Il lui dit :
« Si tu viens par la volonté de Dieu, je ne m’y oppose pas. Si tu viens contre Dieu, tu ne pourras rien. »
Attila, impressionné par sa sainteté, épargne Troyes. Saint Loup accompagne même l’armée des Huns pour éviter qu’elle ne pille d’autres villes.
Ce geste fait de lui un protecteur puissant contre les dangers, les violences et les catastrophes.
Saint Loup est connu pour sa douceur, sa patience, ses dons de guérison et sa capacité à réconcilier. Il protège les pauvres, les orphelins et les familles.
Saint Loup est représenté :
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Saint Loup de Troyes (395-479) : il guérit une femme paralysée depuis deux années
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Au début du Vesiècle, Loup, d’abord moine à l’abbaye de Lérins (France, Alpes-Maritimes), est élu évêque de Mâcon (France, Saône-et-Loire) par les chanoines et les fidèles de la ville. Peu après, il est pris en otage par Attila, chef des Huns, qui menace de ruiner Châlon. Loup est emmené près du Rhin où Attila finit par le libérer. Il est alors suspecté d’avoir pactisé avec les Huns et doit s’exiler deux ans. De retour à Mâcon après cet exil forcé, un prêtre nommé Rustique l’interpelle en chemin. L’homme est triste: sa sœur, mère de famille, est souffrante depuis dix mois et rien ne la soulage. Perclue de douleurs, elle est incapable du moindre effort. Alitée, elle ne peut remuer ni les mains ni les pieds et refuse de s’alimenter. Réfléchissant sur la manière dont les fidèles vont l’accueillir après deux ans d’absence, Loup se demande ce qu’il peut faire pour cette pauvre femme? En tous cas, il est hors de question de dévier de l’itinéraire prévu… C’est alors que lui reviennent en mémoire les paroles de Jésus à la femme souffrant d’hémorragies: « Confiance ma fille ! Ta foi t’a sauvée » (Mt 9, 22). Il accepte sur-le-champ d’accompagner Rustique au domicile de sa sœur. Là, il trouve enfants et voisins regroupés autour du lit de la femme. Il leur demande de s’écarter. Il s’approche, s’agenouille puis impose ses mains sur le corps blessé en récitant une prière à mi-voix, les yeux clos. La femme ouvre les yeux et sourit au saint. Nul n’ose bouger. Une paix a envahi la pièce. La femme se lève comme si de rien n’était. |
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Source: d’après Monumenta germaniae historica, Scriptores rerum Merovingicarum, t. III, Havovre, Societas aperierdes fontibus, 1920. |
