Sainte Zite (ou Zita)
Fêté le 27 Avril
Servante
(† 1278)
Zite ne savait ni lire ni écrire, mais elle appliquait une règle de vie stricte : « La main au travail, le cœur à Dieu ». Pour elle, la piété ne valait rien sans l'accomplissement laborieux de ses tâches quotidiennes. Sa patience était inaltérable, même face aux caprices d'un maître emporté ou aux calomnies de ses collègues domestiques.
Longtemps victime de médisances et de reproches injustes, elle finit par gagner la confiance totale de ses maîtres, qui lui confièrent la gestion de la maison. Elle se distingua alors par :
Sa charité immense : Elle n'hésitait pas à puiser dans les réserves de la maison pour nourrir les pauvres.
Ses miracles : Le texte mentionne le grenier à fèves miraculeusement rempli après avoir été vidé pour l'aumône, ainsi que le célèbre miracle du manteau (ou pelisse) prêté par son maître et rapporté par un inconnu après qu'elle l'eut donné à un mendiant le soir de Noël.
Sa force de caractère : Bien que douce et soumise, elle savait se défendre avec une grande fermeté contre toute atteinte à sa vertu.
Morte le 27 avril 1278, Sainte Zite demeure la patronne des domestiques, ayant prouvé que la perfection chrétienne est accessible même dans les conditions les plus modestes.
Son corps, miraculeusement conservé (incorruptible), est toujours exposé dans la basilique San Frediano à Lucques. Beaucoup de pèlerins s'y rendent pour solliciter son aide directe par le toucher de sa châsse.
Sainte Zita est principalement sollicitée pour les difficultés liées à la vie quotidienne et au travail. On lui demande son intercession pour :
Les serviteurs et employés de maison : Étant elle-même restée domestique toute sa vie, elle est la patronne naturelle de ceux qui servent.
La recherche d'objets perdus : À l'instar de saint Antoine de Padoue, on l'invoque souvent pour retrouver des clés ou des objets égarés.
Les situations domestiques tendues : Pour apaiser les relations entre maîtres et serviteurs (ou employeurs et employés).
Chère sainte Zita,
toi qui as vécu une vie d’humble service
et de grande dévotion,
nous te demandons ton intercession.
Aide-nous à voir notre travail
comme une manière de servir Dieu
et à l’aborder avec amour,
dévouement et humilité.
Apprends-nous à être généreux
envers ceux qui nous entourent,
en particulier ceux qui sont dans le besoin.
Et que les miracles de ta vie nous inspirent
à grandir dans la foi et la sainteté.
Amen.
Un matin de Noël, le maître de Zita lui prête son propre manteau fourré pour se rendre à l'église, lui interdisant formellement de s'en séparer. Cependant, touchée par la détresse d'un mendiant grelottant devant l'édifice, Zita ne peut s'empêcher de lui confier le vêtement pour le réchauffer durant l'office.
À sa sortie, l'homme et le manteau ont disparu. De retour chez ses maîtres, la sainte subit leurs reproches, mais le dénouement est miraculeux : un inconnu (souvent identifié à un ange ou au Christ lui-même) vient frapper à la porte pour rapporter le précieux manteau.
Le conflit : L'obéissance due à son maître face à la charité chrétienne.
Le miracle : La restitution divine d'un bien donné par pur altruisme.
Le symbole : Ce récit illustre la vie de Zita, dévouée au service des autres, fidèle à sa devise de
« servir plutôt que d'être servie ».
