
Vierge et martyre – Protectrice des prisonniers et des riverains Fêtée le 27 février (Dans certaines régions, célébrée aussi le 9 juin ou le 11 octobre selon les traditions locales)
Sainte Honorine naît à la fin du IIIᵉ siècle, au sein de la tribu gauloise des Calètes, dans l’actuelle région du Pays de Caux, en Normandie. Elle grandit dans un contexte où le christianisme se répand, mais où les persécutions restent violentes.
Sous l’empereur Dioclétien, vers l’an 303, Honorine refuse de sacrifier aux dieux romains. Elle affirme publiquement sa foi au Christ. Pour ce refus, elle est arrêtée, torturée, puis mise à mort à Lillebonne (Juliobona), alors un centre administratif important.
Après son martyre, son corps est jeté dans la Seine pour effacer toute trace de son témoignage. Mais les eaux ne l’engloutissent pas : il dérive jusqu’à la rive droite, près de l’actuel Harfleur, où des chrétiens recueillent pieusement ses reliques.
Ce miracle fonde son lien particulier avec :
les fleuves,
les marins,
les riverains menacés par les crues.
Dès le Ve siècle, un sanctuaire lui est dédié à Graville (près du Havre). Plus tard, ses reliques sont transférées à Conflans‑Sainte‑Honorine, qui devient un haut lieu de pèlerinage.
Elle y est honorée comme :
protectrice des bateliers,
gardienne des prisonniers,
défenseuse des opprimés.
Selon la tradition, plusieurs prisonniers auraient été miraculeusement libérés après l’avoir invoquée. D’autres récits racontent que des chaînes se brisaient lorsqu’on priait Sainte Honorine.
C’est ainsi qu’elle devient la patronne des prisonniers, mais aussi de tous ceux qui vivent une forme d’enfermement :
moral,
psychologique,
familial,
spirituel.
Sainte Honorine est invoquée pour :
protéger contre les inondations
protéger les riverains et les marins
libérer les prisonniers
apaiser les situations d’enfermement intérieur
obtenir justice dans les situations injustes
Elle est une sainte de délivrance, de protection et de liberté.
On peut :
allumer une veilleuse votive,
confier un proche emprisonné,
demander la protection d’une maison proche d’un fleuve,
prier pour sortir d’une situation bloquée,
offrir une messe en son honneur.
Sainte Honorine,
jeune martyre de Normandie,
toi qui as préféré la fidélité au Christ
plutôt que la peur et la violence,
regarde aujourd’hui ceux qui t’invoquent
avec confiance et espérance.
Toi dont le corps fut porté par les eaux de la Seine,
protège ceux qui vivent près des fleuves et des rivages.
Garde‑les des crues, des tempêtes, et de tout danger lié aux eaux. Sois la gardienne de nos maisons
et la paix de nos familles.
Protège-nous des inondations.
Sainte Honorine,
toi qui as libéré tant de cœurs et tant de chaînes,
viens au secours de ceux qui souffrent d’enfermement :
les prisonniers, les innocents accusés,
ceux qui vivent dans la peur,
ceux qui sont retenus loin de leurs proches.
Patronne des prisonniers,
ouvre pour eux un chemin de lumière,
de justice et de délivrance.
Toi qui fus recueillie par les chrétiens
comme un signe de la tendresse de Dieu,
recueille aussi nos prières :
apaise nos inquiétudes,
délie ce qui nous entrave,
et rends la liberté à nos âmes.
Sainte Honorine,
veille sur la Normandie,
sur nos foyers, sur nos enfants,
et sur tous ceux qui espèrent un renouveau.
Prie pour nous. Amen.
Composé vers 1875 sur des paroles de l'abbé Vallet, curé de Conflans et une musique de l'abbé Petit, ce cantique raconte sur un air original en un refrain et quinze couplets l’histoire de sainte Honorine.
Le refrain en est le suivant :
Le couplet demande à sainte Honorine sa protection :
