Fêtée le 16 juillet
Apôtre de la miséricorde – Protectrice des familles – Lumière de Normandie
Sainte Marie-Madeleine Postel naît en 1756 à Barfleur.
Très jeune, elle se consacre à Dieu et ouvre une école gratuite pour les filles.
Pendant la Révolution, elle cache des prêtres et porte l’Eucharistie en secret.
En 1807, elle fonde les Sœurs des Écoles Chrétiennes de la Miséricorde.
Elle meurt en 1846, après une vie donnée aux pauvres et aux enfants.
1. Son enfance pauvre
Elle grandit dans la simplicité et la prière.
2. Son école gratuite
Elle enseigne aux filles sans demander de rétribution.
3. Son courage pendant la Révolution
Elle cache des prêtres et protège l’Eucharistie.
4. Sa fondation
Elle crée une congrégation dédiée à l’éducation et à la miséricorde.
Lorsque le diplôme du brevet devient obligatoire pour enseigner, elle le passe : elle a 62 ans. Elle mourra à l'abbaye de Saint Sauveur le Vicomte, qu'elle a restaurée pour y établir la maison mère de sa congrégation.
Elle avait eu le temps de fonder 37 maisons.( également en Allemagne et aux Pays-Bas)
5. Sa pauvreté héroïque
Elle donne tout et vit dans la confiance en Dieu.
« Dieu suffit. »
" Allez, mes filles, instruire la jeunesse ; on vous en a jugées capables. Si vous croyez le contraire, dites-vous à vous-mêmes : " C'est Dieu qui m'envoie " (Lettre de M-M Postel).
Sainte Marie-Madeleine Postel est souvent représentée :
Sous la Révolution française, Marie-Madeleine aide le clergé réfractaire de sa région à rejoindre l’Angleterre.
Vers 1794 ou 1795, Marie-Madeleine, , se rend un jour à Gatteville (France, Manche), situé à 2, 5 km, pour rencontrer son confesseur, un prêtre « réfractaire », qui vit caché dans ce village.
A l’aller, le trajet se passe sans encombre : la mer est basse et la jeune femme suit tranquillement la grève.
En revanche, au retour, la marée haute lui barre le chemin. Le soir tombe et Marie-Madeleine commence à s’inquiéter.
Un chemin de terre, long et mal fréquenté, mène jusqu’à son domicile. Doit-elle l’emprunter, s’interroge-t-elle ?
La nuit tombe. Marie-Madeleine ne sait que faire.
Elle entend soudain une voix :
« Ne crains rien ».
A l’instant même, elle se retrouve à Barfleur, à deux pas de chez elle !
La sainte a raconté ce miracle plus tard à sœur Marie, la première religieuse de sa congrégation. Cette moniale s’empressa de raconter les faits à l’abbé Delamare, vicaire général du diocèse.
Celui-ci interrogea la sainte :
« La Providence n’aurait-elle pas envoyé une personne qui vous aurait portée dans une barque ou sur un cheval ?
-Il n’y avait, répondit Marie-Madeleine, ni homme, ni barque, ni cheval ; quand Dieu veut une chose, elle est bientôt faite. »
Marie-Madeleine a été béatifié en 1908. Le pape Pie XI l’a inscrite au catalogue des saints en 1925.
Source : d’après Pierre de Crisenoy, Sainte Marie-Madeleine Postel, Coutances, Editions Notre-Dame, 1953
Sainte Marie-Madeleine,
toi qui as servi Dieu dans la miséricorde,
protège nos familles et nos écoles.
Amen.
