Notre Dame à Montichiari

 

Montichiari-Fontanelle ; Rosa Mystica (diocèce de Brescia)

 

 

 

A l'origine : une apparition à Pierina Gilli

 

 

Orpheline en danger moral

 

 

Pierina

Gilli est née le 3 août 1911 à Montichiari (Brescia) d’une famille

paysanne, aînée de neuf enfants. Son père mourut

à son retour de la guerre en 1918. Elle reçut des sollicitations

pédophiles d'un proche de la veuve. Elle dut user de toutes ses forces

pour échapper à son bourreau qui lui disait : « Si tu

parles, je te tue ». Et sa résistance la fit considérer comme

désobéissante et obstinée.

 

 

 

 

 

Infirmière, religieuse

 

 

Sa

mère l’apprit et Pierina décida de se faire religieuse. Mais sa santé

l’en empêcha, malgré bien des tentatives. Elle

sert alors à l’hôpital civil Desenzano, tenu par les Servantes de la

charité, durant les quatre années de la Seconde Guerre mondiale. Le 14

avril 1944, à trente-trois ans, on l’accepte comme

postulante chez ces mêmes religieuses, puis elle est envoyée comme

infirmière à l’hôpital d’enfants de Brescia.

 

 

 

 

 

Malade

 

 

Le

1er décembre 1944, elle est atteinte de méningite et l’on attend sa

mort. Mais le 17 décembre 1944, sainte Marie

crucifiée di Rosa, fondatrice des Servantes de la charité, lui

apparaît et la guérit. En juillet suivant, son état s’aggrave, en

décembre les pronostics sont très sombres.

 

 

Pourtant, fin avril 1946, elle reprend ses fonctions d’infirmière à l’hôpital de Montichiari. Mais survient une rechute en

novembre 1946, avec une occlusion intestinale nécessitant une intervention chirurgicale urgente.

 

 

 

 

 

Le récit de l'apparition

 

 

C’est alors que, dans la nuit du 23 au 24 novembre, la fondatrice lui apparaît une deuxième fois, mais pour lui faire signe

de regarder dans un angle de la chambre.

 

 

«

Alors, je vis à ce moment une très belle dame, transparente en

vêtements violets avec un voile de couleur blanche qui, de

la tête, descendait jusqu’aux pieds. Elle est transparente. Elle

ouvrait les bras et on voyait trois épées enfoncées dans sa poitrine au

niveau du cœur : “C’est la Madone”, lui dit sœur Marie

crucifiée.

 

 

L'apparition lui demande d’offrir prière et sacrifices pour :

 

 

 

1. les âmes religieuses qui trahissent leur vocation ;

 

 

2. réparer le péché mortel de ces âmes ;

 

 

3. réparer la trahison des prêtres qui se rendent indignes de leur ministère.

 

 

 

« Elle me recommanda particulièrement la sanctification des prêtres. Si ceux-là sont saints, bien des âmes se sanctifieront

» (Marie Rosa Mystica, 12 et 43-44).

 

 

La Vierge se révèle comme Rose mystique et invite à la prière et à la pénitence.

 

 

 

 

 

Le 1er juin 1947, la Madone lui apparaît de nouveau. Elle n’est plus transparente, mais réelle, avec trois roses posées

horizontalement sur la poitrine : de gauche à droite : une blanche, une rose et une jaune :

 

 

 

- La première signifie la prière ;

 

 

- la seconde, la réparation ;

 

 

- la troisième, l’esprit d’immolation.

 

 

 

Pierina note et intériorise le message (Diare, 45-48). Le 13 juillet, la Madone précise :

 

 

 

 

 

 

« Je suis la Mère de Jésus et la Mère de vous tous.

 

 

Le Seigneur m’envoie pour promouvoir une plus efficace piété mariale dans les instituts et congrégations

religieux [...] et parmi les prêtres.

 

 

Je promets à tous ceux qui m’honoreront ma protection, un renouveau de vocations, moins d’apostasie, et un grand

désir de sainteté.

 

 

Que le 13 de chaque mois soit un jour de prière dédié à Marie et préparé durant les douze premiers jours du mois. Je

ferai descendre sur ce jour une abondance de grâces et de vocations. »

 

 

 

 

 

 

Le 22 novembre 1947 (cinquième apparition), la Vierge annonce de grandes conversions, et l’urgence de la réparation par la

prière et l’acceptation des « petites croix » quotidiennes.

 

 

 

 

 

Le 8 décembre 1947 :

 

 

 

« Ici à Montichiari, je désire être appelée Rosa Mystica.

 

 

Je souhaite que chaque année, le 8 décembre, à l'heure de midi, on célèbre l'heure de grâce pour

le monde entier.

 

 

Par

cet exercice, on obtiendra de nombreuses grâces spirituelles et

corporelles. Qu'on veuille faire part, le plus vite

possible, au Pasteur suprême de l'Eglise catholique, le Pape Pie

XII, que c'est mon souhait que cette heure de grâce soit connue et

diffusée dans le monde entier. Celui qui ne peut pas se

rendre à l'église doit prier chez lui à l'heure de midi jusqu'à

13h, et il recevra alors mes grâces.»

 

 

 

Ce jour-là, on rendit grâces pour deux guérisons :

 

 

– Un poliomyélitique de cinq ans qui n’avait jamais pu marcher jusque-là ;

 

 

– Une jeune tuberculeuse de vingt six ans qui ne pouvait même plus parler.

 

 

Ces

guérisons furent instantanées, complètes et durables. Un troisième

miracle a lieu dans une maison privée, pendant

l’apparition : une personne de trente-six ans fut guérite d’un

problème cérébral et d’incontinence. C’est ce miracle qui semble avoir

fait la plus vive impression.

 

 

 

 

 

A l’épreuve de l’obéissance

 

 

Mgr

Giacinto Tredici, évêque de Brescia, ordonne à Pierina de se retirer

dans un couvent de religieuses à Brescia, à

quelques kilomètres de là, comme servante, pour freiner l’expansion

spontanée de l’affluence. Elle accepte humblement cette retraite

éprouvante.

 

 

Tout semble donc terminé avec la louable obéissance de Pierina et de ceux qui se sont engagés au service du pèlerinage

naissant.

 

 

 

 

 

Le 17 avril 1966, elle va prier dans la grotte de Fontanelle, où l’on descend par un escalier de pierre ; il y coule une

source.

 

 

 

«

La Vierge apparaît » et lui dit : « Mon divin Fils, tout Amour,

m’envoie pour rendre cette source miraculeuse, comme

signe de purification et de pénitence. Que tous les malades, mes

enfants, demandent pardon à mon Fils par un baiser d’amour, avant de se

désaltérer à cette source. »

 

 

 

 

 

 

L’évêque de Brescia, averti, recommande à Pierina le silence le plus absolu. Elle ne se rend donc à la fontaine

qu’accompagnée d’une seule amie et discrètement. [...]

 

 

 

 

 

La prise en charge par l'Eglise et rayonnement dans le monde entier

 

 

Depuis 1949, l’évêque de Fuzhou (Foochov), Mgr Zheng, connaissait le message de Notre-Dame qui fut son soutien pendant ses

dix-huit années de travail forcé en Chine.

 

 

Il existe maintenant un sanctuaire de Rosa Mistica à Fujian, en Chine.

 

 

A partir de 1990, l’Association Rosa Mistica di Fontanelle, prise en charge par l’Eglise, relance la dévotion qui s’est

développée spontanément dans une vingtaine de pays, de la Russie à l’Amérique latine.

 

 

L’évêque a autorisé la prière des fidèles ; il invite à développer à Fontanelle la prière et la

ferveur, la confession et l’enseignement.

 

Source : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, « Montichiari », dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge, Fayard, Paris 2007.

 

Et Chrétiens magazine n° 245 de décembre 2011, p. 16.

 

 

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