Le portrait d'un adolescent souffrant
En 1858, Henri Busquet a environ 15 ans. C'est un adolescent dont la jeunesse est assombrie par une maladie terrible et défigurante. Il souffre d'une adénite tuberculeuse (qu'on appelait autrefois les "écrouelles").
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La lésion : Il porte au bas du cou, du côté droit, un ulcère énorme et purulent.
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L'aggravation : Le mal ne se contente pas de stagner ; il s'étend vers la poitrine, créant des fistules qui ne cessent de suppurer.
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L'impuissance médicale : Malgré les soins attentifs des médecins de Nay, la plaie reste béante, douloureuse et refuse de cicatriser. À l'époque, sans antibiotiques, ce genre d'infection pouvait durer des années ou mener à une septicémie.
Le voyage de l'espoir (28 avril 1858)
La renommée de la source de Massabielle grandit. Henri supplie ses parents de l'y conduire. Bien que très affaibli, il fait le trajet depuis Nay.
Arrivé à la Grotte, le geste est d'une simplicité désarmante :
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Il prie avec ferveur devant la niche de l'Apparition.
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On trempe un linge dans l'eau de la source pour l'appliquer sur son cou.
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Il boit également de cette eau.
Une guérison "du jour au lendemain"
Le changement est immédiat et radical. Après l'application de l'eau, Henri passe une nuit paisible, la première depuis très longtemps.
Le lendemain matin, le constat est stupéfiant : la plaie est fermée. L'ulcère purulent a disparu, laissant place à une peau saine et solide. Il ne reste qu'une cicatrice blanche, témoin de la profondeur du mal qui l'aurait normalement marqué à vie ou emporté.
L'expertise médicale et la reconnaissance
Le cas est si net qu'il devient un dossier majeur pour les autorités religieuses. Le Docteur Vergez, professeur à la Faculté de Montpellier, examine Henri. Son rapport est formel :
« Cette guérison est en dehors des lois de la nature. Un ulcère de cette nature ne se ferme pas de façon parfaite et instantanée sans un processus de cicatrisation long et complexe. »
Le 18 janvier 1862, son nom est officiellement inscrit parmi les sept premiers miracles de Lourdes.
Henri Busquet restera toute sa vie un homme discret, travaillant comme artisan, mais il demeurera pour la science de l'époque l'un des exemples les plus "indiscutables" de l'action de l'eau de la source.
