Patriarche – Visionnaire – Serviteur de Dieu
Fêté le 28 décembre
Saint Jacob, fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham, est l’un des grands patriarches de la Bible. Sa vie fut une longue marche vers Dieu, faite de luttes, de conversions et de rencontres divines.
Jacob grandit dans une famille profondément marquée par la foi. Après avoir quitté la maison paternelle, il partit vers Haran, où il travailla pour son oncle Laban. C’est là qu’il rencontra les deux femmes qui joueront un rôle essentiel dans sa vie : Léa et Rachel.
Jacob tomba amoureux de Rachel, la plus jeune des deux sœurs. Pour l’épouser, il travailla sept ans pour Laban. Mais celui-ci le trompa et lui donna d’abord Léa, l’aînée. Jacob dut travailler sept années supplémentaires pour épouser enfin Rachel, la femme qu’il aimait profondément.
De Léa et Rachel naquirent les fils qui deviendront les douze tribus d’Israël. Rachel donna naissance à Joseph et Benjamin, tandis que Léa fut mère de plusieurs fils, dont Juda, ancêtre du Christ.
Une nuit, Jacob eut une vision : une échelle reliant la terre au ciel, sur laquelle montaient et descendaient des anges. Dieu lui parla et lui renouvela la promesse faite à Abraham : « Je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras. »
Cette vision symbolise la communion entre le monde terrestre et le monde céleste, et la présence constante de Dieu dans la vie humaine.
Jacob vécut une autre rencontre mystérieuse : il lutta toute une nuit avec un ange au bord du fleuve Jabbok. À l’aube, l’ange le bénit et lui donna un nouveau nom : Israël, « celui qui a lutté avec Dieu ».
Jacob mourut entouré de ses enfants, après avoir béni chacun d’eux. Il fut enseveli en terre promise, dans la paix et la fidélité à Dieu.
La vie de Jacob est une image de notre propre chemin spirituel : une lutte entre la peur et la foi, entre la terre et le ciel. Comme lui, nous sommes appelés à voir l’échelle de Dieu dans nos vies, où les anges montent et descendent, portant nos prières et nos souffrances vers le Père.
Saint Jacob est invoqué pour :
Saint Jacob,
toi qui as vu l’échelle reliant la terre au ciel,
fais que nos cœurs s’élèvent vers Dieu.
Que nos luttes deviennent bénédictions,
et que nos prières soient portées par les anges.
Apprends-nous à marcher humblement dans la foi.
Amen.

"D'abord, les Anges offrent à Dieu nos aumônes et nos bonnes œuvres ;
ils recueillent jusqu'à nos désirs ;
ils font valoir devant Dieu jusqu'à nos pensées.
Surtout, qui pourrait assez exprimer combien abondante est leur joie quand ils peuvent présenter à Dieu ou les larmes d'un pénitent, ou les travaux, soufferts pour l'amour de Lui, en humilité et en patience ?
Quant aux larmes de la pénitence, que puis-je dire de l'estime qu'ils font d'un si beau présent à offrir à Dieu ?...
Ils aiment aussi à lui présenter nos souffrances.
Vous qui vivez dans les afflictions ou qui languissez dans les maladies, si vous souffrez vos maux avec patience, en bénissant la main qui vous frappe, quoique vous soyez peut-être le rebut du monde, réjouissez-vous en Notre-Seigneur de ce que vous avez un Ange qui tient compte de vos travaux.
Ils regardent avec respect nos blessures comme de sacrés caractères qui nous rendent semblables à un Dieu souffrant" (Bossuet).
Les Anges offrent aussi à Dieu nos prières :
"Encore que les oraisons soient d'une telle nature qu'elles s'élèvent tout droit au ciel, ainsi qu'un encens agréable que le feu de l'amour divin fait monter en haut, néanmoins le poids de ce corps mortel leur apporte beaucoup de retardement...
Quand nous offrons à Dieu nos prières, quelle peine d'élever à lui nos esprits : au milieu de quelles tempêtes formons-nous nos voeux !
Combien de vaines imaginations, combien de pensées vagues et désordonnées, combien de soins temporels qui jettent continuellement à la traverse pour en interrompre le cours !
Etant donc ainsi empêchées, croyons-nous qu'elles puissent s'élancer au ciel, et que cette prière faible et languissante qui, parmi tant d'embarras qui l'arrêtent, à peine a pu sortir de nos cœurs, ait la force de percer les nues et de pénétrer jusqu'au haut des cieux ?
Qui pourrait le croire ? Sans doute, elles retomberaient de leur propre poids, si la bonté de Dieu n'y avait pourvu.
Je sais bien que Jésus-Christ, au nom duquel nous les présentons, les fait accepter, mais il a envoyé un Ange que Tertullien appelle l'Ange d'oraison : c'est pourquoi Raphaël disait à Tobie : "J'ai offert ta prière au Seigneur".
abbé M.-A. RENAUD, Desclée de Brouwer.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", revue bimestrielle, janvier/février 2000
