Fondatrice des Missionnaires de la Charité – Mère des pauvres – Témoin de la miséricorde
Fêtée le 5 septembre
Sainte Teresa de Calcutta, née Anjezë Gonxhe Bojaxhiu en 1910, grandit dans une famille profondément croyante. À 18 ans, elle quitte tout pour devenir religieuse et part en Inde, où elle enseigne pendant plusieurs années.
En 1946, dans un train, elle reçoit ce qu’elle appellera “l’appel dans l’appel” : Jésus lui demande de quitter son couvent pour vivre au milieu des plus pauvres, de ceux qui n’ont personne pour les aimer.
Elle obéit immédiatement, avec une confiance totale.
Elle fonde alors les Missionnaires de la Charité, une congrégation entièrement dédiée :
Derrière son sourire lumineux, Teresa traverse une longue nuit intérieure, une sécheresse spirituelle qui durera près de 50 ans. Elle continue pourtant d’aimer, de servir, de consoler.
Sa fidélité dans l’obscurité fait d’elle un modèle de confiance absolue.
On la représente souvent :
Un jour, à Calcutta, les sœurs trouvent une petite fille abandonnée devant la porte de leur maison. Elle est très faible, brûlante de fièvre, et ne parle pas. Les médecins pensent qu’elle ne survivra pas.
Sainte Teresa arrive, s’agenouille près d’elle et lui caresse doucement le front. La petite ouvre les yeux, mais sans expression : elle semble déjà très loin.
Teresa lui murmure :
“Tu es précieuse pour Dieu.”
La petite fille ne réagit pas. Alors Teresa la prend dans ses bras, comme une mère prendrait son enfant. Elle reste ainsi longtemps, priant en silence.
Soudain, la petite fille pose sa main sur la joue de Teresa. Un geste minuscule… mais plein de vie. Puis elle esquisse un sourire, très léger, presque invisible.
Dans les heures qui suivent, la fièvre tombe. Le lendemain, elle boit un peu d’eau. Le surlendemain, elle se met à parler.
Les médecins diront qu’ils n’ont aucune explication. Pour les sœurs, c’est clair : le sourire de l’enfant est né dans les bras de Teresa, et la guérison a suivi comme une lumière qui se rallume.
La petite fille grandira en bonne santé et deviendra elle-même une sœur Missionnaire de la Charité.
Le miracle attribué à son intercession a été reconnu par la Congrégation pour la cause des saints le 15 décembre, après un avis unanimement positif du conseil médical.
Il s’agit de la guérison inexpliquée d’un homme brésilien de 35 ans, atteint d’un abcès cérébral et tombé dans le coma en 2008. Alors qu’il devait être opéré, sa femme et ses proches ont prié Mère Teresa. L’opération, suspendue pour raison technique, n’a finalement jamais eu lieu : les médecins ont découvert l’homme soudain en bonne santé.
Le 5 septembre 1998, lors du premier anniversaire de sa mort, on posa une médaille de la Vierge que Mère Teresa avait portée sur le ventre d’une Indienne atteinte d’un cancer incurable de l’estomac.
Le lendemain, à la stupeur des médecins, la tumeur avait disparu. Ce miracle fut reconnu par l’Église et permit sa béatification en 2003.
