Troisième miraculée

L'histoire de Blaisette Cazenave (née Soupène) est l'un des miracles les plus célèbres de Lourdes, car il illustre la guérison d'une pathologie très concrète et visible à une époque où la médecine était souvent impuissante face aux infections chroniques de l'œil.
Voici le récit de sa guérison, survenue en mars 1858 :
Une maladie douloureuse et invalidante
Blaisette était une habitante de Lourdes, âgée de 50 ans au moment des faits. Elle souffrait depuis plusieurs années d'une blépharite chronique (une inflammation des paupières) doublée d'une conjonctivite purulente :
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Ses paupières étaient rouges, gonflées et retournées (ectropion).
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Elle souffrait de plaies cutanées et de pertes de cils.
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La douleur était constante et la lumière lui était devenue insupportable, la forçant à rester souvent dans l'obscurité.
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Tous les traitements de l'époque, y compris les cautérisations par les médecins, avaient échoué.
L'acte de foi à la Grotte
En mars 1858, portée par l'enthousiasme qui gagnait la ville après les premières guérisons (comme celle de Louis Bouriette), Blaisette décida de se rendre à la grotte de Massabielle. Elle fit ce que Bernadette Soubirous avait fait sur ordre de la "Dame" :
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Elle s'approcha de la source encore boueuse.
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Elle se lava le visage et les yeux avec cette eau à deux reprises.
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Elle pria avec ferveur pour obtenir sa délivrance.
Une guérison fulgurante
Dès la deuxième lotion, les symptômes disparurent de manière spectaculaire :
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L'inflammation et les gonflements cessèrent immédiatement.
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Les plaies se cicatrisèrent en un temps record.
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Ses paupières reprirent leur position normale.
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Elle retrouva une vue parfaite et put à nouveau supporter la lumière du jour.
La constatation médicale
Le Docteur Dozous, qui a examiné de nombreux miraculés de cette période, fut stupéfait par l'état de ses yeux. Il constata que la guérison était totale, sans aucune trace des lésions anciennes qui auraient dû laisser des cicatrices ou des déformations permanentes.
Reconnaissance officielle
Comme pour Louis Bouriette, le cas de Blaisette Cazenave a été minutieusement étudié. Le 18 janvier 1862, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, a reconnu officiellement sa guérison comme le quatrième miracle de Lourdes, citant le caractère surnaturel de ce rétablissement instantané après l'usage de l'eau de la source.
C'est un témoignage qui, à l'époque, a beaucoup frappé les esprits par sa simplicité : une femme du peuple, souffrant d'un mal "réputé incurable", guérie par un simple geste de foi.
