Deuxième miraculé
L'histoire de Louis Bouriette est officiellement reconnus par l'Église (par le célèbre mandement de Mgr Laurence en 1862). C’est un récit frappant qui lie la foi simple d'un ouvrier à l'apparition de la source de la grotte de Massabielle.
Le traumatisme et l'infirmité
Louis Bouriette était un tailleur de pierre à Lourdes. Vingt ans avant les apparitions (vers 1838), il fut victime d'une explosion de mine dans une carrière. Son frère Joseph mourut à ses côtés, et Louis fut gravement blessé :
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L’œil droit fut profondément atteint par des éclats de roche.
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Avec le temps, sa vue déclina jusqu'à l'amaurose (une perte totale de la vue sans lésion apparente de l'œil, souvent due à une atteinte du nerf optique).
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En mars 1858, il était considéré comme incurable et ne pouvait plus travailler.
Le geste de foi (Mars 1858)
Peu de temps après que Bernadette Soubirous a découvert la source au fond de la grotte (le 25 février 1858), l'eau n'était encore qu'une boue jaunâtre.
Louis Bouriette, entendant parler des événements, envoya sa fille chercher un peu de cette eau terreuse. Lorsqu'elle revint, Louis commença à prier et à s'appliquer cette boue sur son œil malade. On raconte qu'il disait :
"Je veux essayer cette eau, car celle qui a fait dire à Bernadette de creuser la terre pour trouver cette source ne peut être que la Sainte Vierge."
La guérison instantanée
Dès l'application de l'eau, Louis ressentit une forte douleur, puis une sensation de clarté. En ouvrant l'œil, il s'aperçut qu'il voyait à nouveau.
Le lendemain, il se rendit chez le Docteur Dozous, le médecin de Lourdes qui suivait son cas depuis des années. Incrédule, le médecin l'examina. Pour tester sa vue, il lui demanda de lire des lignes fines ou d'identifier des objets en bouchant son œil valide. Louis Bouriette réussit tous les tests. Le Docteur Dozous, pourtant initialement sceptique face aux apparitions, nota :
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"Ce n'est pas l'eau qui a guéri, c'est Dieu par cette eau."
Pourquoi ce miracle est-il important ?
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Le premier miracle médical : Bien que la guérison de Catherine Latapie soit chronologiquement la première (2 mars), celle de Bouriette a eu un retentissement immense car il était une figure connue de la ville.
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La preuve par l'expertise : Le Dr Dozous a consigné cette guérison avec précision, posant les bases de ce qui deviendra plus tard le Bureau des Constatations Médicales de Lourdes.
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La reconnaissance officielle : Le 18 janvier 1862, l'évêque de Tarbes l'a incluse dans la liste des guérisons "caractérisées par un signe surnaturel".
Louis Bouriette a pu reprendre son travail de tailleur de pierre et a vécu encore plusieurs années en témoignant de sa guérison.
