
Fêté le : 19 mai
Saint Yves Hélory naît en 1253 en Bretagne, dans une famille noble profondément chrétienne. Très tôt, il montre une intelligence vive, un sens aigu de la justice et une grande compassion pour les plus faibles.
Il reçoit une formation exceptionnelle : droit civil, droit canonique, théologie. Il étudie à Paris puis à Orléans, où il acquiert une réputation d’intégrité, de sérieux et de sagesse.
Devenu official (juge ecclésiastique), Yves se distingue par une justice droite, rapide et gratuite. Il refuse les cadeaux, les privilèges, les pressions. Il écoute les humbles avec autant de respect que les puissants.
On disait de lui : « Là où Yves passait, la justice renaissait. »
Comme avocat, il ne demande jamais d’honoraires aux pauvres. Il prépare leurs dossiers avec soin, les visite, les soutient, les défend avec une force étonnante. Il devient le protecteur des veuves, des orphelins, des paysans, des gens sans voix.
Son nom devient synonyme de justice, droiture et compassion.
Ordonné prêtre, Yves partage tout : nourriture, vêtements, argent. Il accueille les pauvres chez lui, soigne les malades, console les affligés. Sa charité est simple, concrète, quotidienne.
Saint Yves meurt en 1303, entouré de l’affection du peuple breton. Il est canonisé en 1347 par le pape Clément VI.
Son tombeau à Tréguier devient un lieu de pèlerinage très vivant, notamment lors du célèbre Pardon de Saint Yves.
Saint Yves est un intercesseur puissant dans toutes les situations où la justice, la vérité et la protection morale sont en jeu.
Pour obtenir justice dans une situation difficile
Pour être protégé dans un procès ou un conflit
Pour les avocats, juristes, magistrats et étudiants en droit
Pour les personnes victimes d’injustice ou de calomnie
Pour les pauvres, les exclus et ceux qui n’ont personne pour les défendre
Pour discerner la vérité et agir avec droiture
( proposée dans l’Enclos paroissial de Guimiliau )
Prière du Juriste
O Dieu grand et puissant, de qui toutes choses, comme de leur source naturelle, émanent avec suavité et ordre, accueillez-nous avec bienveillance, nous qui sommes prosternés devant Vous, afin que, cultivant et professant la science du droit, nous expérimentions, de manière toute particulière, le besoin de votre aide pour poursuivre toujours la voie droite, où est attribué à chacun ce qui est sien, sans déviations ni erreurs.
Illuminez nos faibles yeux afin que, à tout moment et en toute occasion, nous sachions reconnaître ce qui est juste.
Donnez à notre intelligence la pénétration nécessaire pour pouvoir distinguer en toutes choses la trace de votre très sainte volonté; et faites que nous n'ayons jamais de défaillance dans l'application aux règles qui doivent régler l'activité personnelle des hommes, le chemin de la société et l'harmonieux concert des nations.
Que la vertu de Votre grâce nous assiste d'une façon toute particulière quand nous avons à prendre des décisions en Votre nom et au nom de la société humaine afin que le bien reçoive la récompense promise et le mal son juste châtiment.
Si, comme juristes, nous voulons publiquement reconnaître en Vous le principe et la source de tout droit, avant et au-dessus de toute volonté purement humaine et de tout pacte social, comme chrétiens nous professons qu'il existe des relations d'une dépendance intime entre le droit et la morale, entre le droit et la religion, et comme fils de l'Église nous admettons et nous acceptons Votre suprême magistère et la plénitude de Vos droits sacrés.
Seigneur ! Dans ce siècle tourmenté, qui semble avancer dans les sentiers de l'histoire comme un aveugle, qui ne sait pas où poser son pied pour se sentir en sécurité, et qui aussi soupire après la lumière et la vie, nous recourons à Vous, pleins de confiance nous implorons la force de pouvoir coopérer à l'équilibre, à la tranquillité et à la paix du monde, en travaillant à la diffusion du droit et de la justice : de telle sorte que, partant des règles purement humaines, nous sachions monter et nous élever jusqu'à Vous, pour redescendre ensuite avec un désir plus ardent que, finalement, règnent sur la terre Votre volonté et Votre loi, que Vous régniez Vous-même, ô Seigneur, comme Vous triomphez et régnez au plus haut des cieux et régnerez toujours à travers les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
1- D'après le texte Italien des A. A. S., XXXXVII,
1955, P. 412-413.
2- Indulgence partielle de 5oo jours aux conditions habituelles.
Source: Association Française des Juristes Catholiques
